Reconnue pour la transversalité de ses compétences, son rayonnement régional, La Coopération Agricole Corse a répondu, fin 2019, à l’Appel à projet « ECONOMIE CIRCULAIRE » et ambitionne de relever 3 défis :

  • Favoriser les achats durables et responsables (Volet N°1)
  • Lutter contre le gaspillage alimentaire (Volet N°2)
  • Faire émerger des filières de valorisation (Volet N°3)

L’Economie Circulaire, c’est d’abord une économie relocalisée. Restauratrice et régénératrice de valeur et de développement, elle devient l’outil idéal de revitalisation des territoires.

L’Economie Circulaire est un nouveau modèle économique, tout autant qu’écologique née au début du XXème siècle. Pour le citoyen la première approche de l’Economie Circulaire est la réduction et le tri sélectif des déchets, ainsi que la réduction du gaspillage alimentaire. Mais, le concept d’Economie Circulaire ne peut être réduit à ces seules notions. Il est beaucoup plus ambitieux. C’est un enjeu qui prend sa source dès aujourd’hui pour préserver nos ressources de demain, dans un mouvement où le durable tant biologique que technique peut permettre à tous comme à chacun de continuer à utiliser au mieux ces ressources. Son objectif est de produire des biens et services tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières, et des sources d’énergies non renouvelables.

 Volet 1 : L’APPROVISIONNEMENT DURABLE ET RESPONSABLE

Il se définit comme l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique d’achats responsables auprès de fournisseurs qui assurent eux-mêmes une exploitation responsable en limitant l’extraction de matières premières et en favorisant la réutilisation et le recyclage. C’est la valorisation des savoir-faire par les circuits courts. Si nos agriculteurs ont depuis longtemps pris conscience du développement durable en modifiant leurs pratiques culturales vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement, l’approvisionnement en circuits courts est loin d’être aisé et optimisé.

Les politiques d’approvisionnement des donneurs d’ordres des marchés publics, telles que proposées aujourd’hui ne sont pas toujours accessibles aux producteurs locaux.

L’approvisionnement durable et responsable doit, par méthodologie, permettre la mise en valeur des savoir-faire locaux et favoriser la pérennité des exploitations.

Pour ce faire, La Coopération Agricole Corse a décidé de promouvoir cet approvisionnement durable et responsable au moyen de différentes méthodes :

  • La poursuite de la promotion de Manghjemu Corsu auprès des cantines scolaires et son extension à toute restauration collective et commerciale « responsable » afin qu’une réelle sensibilisation soit faite autour de la richesse de nos produits locaux.
  • La connaissance, la sécurisation de l’approvisionnement des Marchés Publics et la facilitation de la rencontre entre la production et la restauration collective

Nous espérons que cette méthodologie permettra de répondre à la fois à la demande des approvisionneurs d’accéder à une offre durable et aux producteurs d’avoir une valorisation de leur production. Elle permettra une synergie des usages et des productions correspondant aux objectifs de l’économie circulaire et durable.

 VOLET 2 : LA LUTTE CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE.

Les circuits courts alimentaires sont des piliers d’une Economie Circulaire insulaire. En faisant le choix de privilégier nos achats en produits locaux et saisonniers nous assurons un développement prospère d’exploitations agricoles, qui sont souvent nos voisins. Le consommateur limite le gaspillage alimentaire, agit sur le maintien d’un tissu économique et social en milieu rural et limite l’impact du transport sur l’environnement. C’est durable et bénéfique pour l’avenir de chacun.

Nous rappelons que la notion de gaspillage alimentaire ne se résume pas à ce que nous jetons dans notre poubelle, le gaspillage alimentaire comprend toutes les pertes et déchets de la récolte à l’usage final par le consommateur.

En favorisant les circuits courts, donc en valorisant durablement les savoir-faire territoriaux, les consommateurs participent à la réduction des pertes et déchets de produits agricoles liés aux opérations de récolte, transports et de stockage.

Par ailleurs, son impact ne se limite pas uniquement à la réduction des bio-déchets ; un tel choix participe à réduire aussi les impacts sur l’environnement dues aux émissions de GES liées à l’ensemble des opérations de logistique.

Avec cette action, La Coopération Agricole Corse se propose d’aborder le gaspillage alimentaire sous l’angle de la justice sociale et de l’éducation. En effet en participant à la réduction de celui-ci, tout à chacun, que ce soit les producteurs, les distributeurs et la restauration collective et commerciale, favorise l’accès à une alimentation régulière pour tous.

Sur la base de diagnostics de lutte contre le gaspillage alimentaire, nous souhaitons établir les bases nécessaires à la réduction de la production de bio-déchets, à la détermination des bases d’une nouvelle valorisation pour ces produits, à l’accès à une alimentation saine pour tous, obligations réglementaires des gros producteurs et distributeurs, qui doit permettre une meilleure justice sociale.

VOLET 3 : NOUVELLE FILIERE DE VALORISATION

Etudier la faisabilité technico-économique d’une filière de collecte et de reconditionnement des palettes EUROP 80X120 EPAL sur la Région Corse tels sont les enjeux de cette action.

En effet, il n’existe pas d’activité de recyclage local pour ce type de produit, qui est utilisé dans tous les services de logistique pour le transport et la livraison des produits vers les distributeurs locaux.

Sur le principe, ces palettes sont échangeables et réutilisables et ont un cycle de vie suffisamment long de l’ordre de 8 ans avec 28 échanges ; mais, compte tenu des contraintes géographiques de la Corse, les échanges sont beaucoup moins nombreux et beaucoup de ces palettes finissent leur vie prématurément en déchet et sont réexpédiées sous forme de plaquettes vers le continent en bois A ou B.

Il n’existe pas non plus en Corse de fabricants de ce type de palette qui doivent toutes être importées pour une utilisation locale. Le coût d’approvisionnement est élevé et nécessite une avance de trésorerie importante pour les entreprises.

Une palette cassée ou endommagée finit en déchet. L’objectif de notre projet est de mettre en place une filière de collecte et de réparation de cette palette pour en faire une ressource. La collecte et la réparation de ces palettes auront plusieurs impacts positifs sur les plans environnemental, social et économique :

  • Réduction des déchets bois
  • Création d’emplois ou réinsertion sociale
  • Assurance pour les entreprises d’un accès à une ressource recyclée à moindre coût, limitant ainsi le prélèvement à la source.

Nous invitons chaque coopérative à apporter sa pierre à d’édifice et à contribuer au succès de ce projet ; participez à nos différents travaux, aux COPILS.

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